Red Sea Project
Le Red Sea Project est un projet touristique saoudien et une destination côtière comprenant un ensemble d’îles vierges. Lancé en 2017, il couvre une superficie totale d’environ 28 000 km² et s’étend sur près de 200 km le long de la côte de la mer Rouge, au nord-ouest du Royaume d’Arabie Saoudite, entre les villes d'Umluj et d’Al-Wajh. Une fois achevé, le projet contribuera à renforcer la présence de l’Arabie saoudite sur la scène touristique mondiale et à accroître les retombées économiques du pays grâce à l’attraction de grandes entreprises touristiques internationales, aux investissements directs et à la réorientation des dépenses touristiques saoudiennes vers le marché intérieur. Le projet sera développé sur 90 îles vierges, dont neuf ont été classées sites d’une grande valeur environnementale afin de préserver les cycles de vie des espèces locales et menacées d’extinction. La société Red Sea Global, promoteur de Red Sea Project et du projet Amaala, élabore un ensemble de politiques environnementales visant à garantir une destination exempte de déchets et de plastiques, à interdire tout rejet en mer et à atteindre une neutralité carbone à 100 %, tout en reposant entièrement sur les énergies renouvelables.
Objectifs du Red Sea Project
Le Red Sea Project constitue un élément essentiel de la stratégie de la Saudi Vision 2030. Il vise à créer des opportunités d’investissement pour le secteur privé et à développer l’industrie touristique de l’Arabie saoudite par la construction de complexes touristiques répondant aux standards internationaux, capables d’attirer les visiteurs locaux et internationaux. Le projet ambitionne également d’attirer les plus grandes marques mondiales des secteurs du tourisme et de l’hôtellerie afin de mobiliser leur expertise, leurs compétences et leurs investissements. Il vise en outre à offrir aux jeunes de nouvelles perspectives économiques et culturelles, à créer jusqu’à 70 000 emplois et à contribuer à la croissance de l’économie saoudienne à travers de nouveaux secteurs. Selon les estimations, il devrait ajouter environ 22 milliards de riyals saoudiens au produit intérieur brut, tout en assurant la protection de l’environnement et la préservation du patrimoine culturel et civilisationnel de l’Arabie saoudite.
Lancement du Red Sea Project
Le lancement du Red Sea Project a été annoncé le 31 juillet 2017 par Son Altesse Royale le prince Mohammed ben Salmane ben Abdulaziz Al Saoud, prince héritier, président du Conseil des ministres et président du conseil d’administration du Fonds d’investissement public. La pose de la première pierre a eu lieu au troisième trimestre de 2019. La première phase du projet a été achevée au dernier trimestre de 2022 et a porté sur la mise en place des infrastructures essentielles nécessaires au développement du projet, notamment les hôtels et les résidences, l’aéroport et le port, ainsi que les services de transport tels que les bateaux et les hydravions. Le projet appartient au Fonds d’investissement public, qui assure les investissements initiaux et attire de nouveaux investissements en Arabie saoudite grâce à des partenariats avec de grandes entreprises internationales.
Entité responsable du Red Sea Project
La société The Red Sea Development Company, aujourd’hui Red Sea Global, a été créée en mai 2018 en tant qu’entreprise indépendante chargée de développer le projet. Entièrement détenue par le Fonds d’investissement public, elle est présidée par John Pagano et a été enregistrée auprès du Ministère du Commerce comme société par actions fermée détenue. L’entreprise œuvre à établir de nouvelles normes en matière de développement durable et à mettre en œuvre des systèmes environnementaux visant à appliquer les meilleures pratiques, notamment l’interdiction de l’enfouissement des déchets, la réduction des émissions de dioxyde de carbone et l’utilisation exclusive d’énergies renouvelables, afin de garantir la protection de l’environnement naturel.
Phases du Red Sea Project
Selon le plan directeur approuvé, la destination de la mer Rouge sera développée sur 22 îles parmi les 90 îles que compte la zone, à travers deux phases principales. La première phase a débuté en 2017. Plus de 800 contrats ont été signés pour une valeur totale dépassant 20 milliards de riyals saoudiens. Cette phase comprend 16 hôtels de luxe totalisant environ 3 000 chambres réparties sur cinq îles, ainsi que deux complexes touristiques situés dans des zones montagneuses et désertiques, destinés à accueillir environ 300 000 visiteurs. Elle inclut également des installations commerciales et de loisirs, des boutiques de vente au détail, diverses infrastructures, des marinas pour yachts et un aéroport dédié à la destination.
La seconde phase a débuté en 2023 et devrait s’achever en 2030. Elle prévoit la création de 8 000 chambres d’hôtel réparties sur 22 îles au sein de 50 hôtels, ainsi que six complexes touristiques situés dans les zones désertiques et montagneuses. Elle comprendra également plus de 1 000 résidences réparties sur ces îles, en plus des marinas, des terrains de golf et de nombreuses installations de loisirs, tandis que plus de 15 000 travailleurs sont déjà présents sur le site de la destination.
Situation géographique de la mer Rouge
Situation géographique naturelle
Le Red Sea Project se situe dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite, entre les latitudes 25 et 26 au nord de l’équateur, à environ 500 km au nord de la ville de Djeddah. La ville d’Al-Wajh se trouve au nord de la zone du projet, tandis que le gouvernorat d’Oumlouj se situe au sud.
Le ciel de la région est particulièrement dégagé, ce qui facilite l’observation astronomique. Les vents dominants soufflent vers le nord-ouest et le climat y est relativement modéré : la température moyenne atteint environ 19,7 °C en janvier et 31,1 °C en août, tandis que les précipitations surviennent principalement en hiver. La région comprend également plusieurs champs de lave, montagnes et récifs coralliens.
Situation géographique économique
La mer Rouge constitue un axe de liaison entre l’océan Indien et l’océan Pacifique et représente depuis l’Antiquité l’une des principales routes commerciales reliant l’Orient et l’Occident, ainsi qu’une porte d’accès aux ports de l’Arabie saoudite. Le projet bénéficie d’un emplacement stratégique au cœur du monde : environ 250 millions de personnes pourront y accéder facilement. Les habitants de l’Europe occidentale peuvent y accéder en avion en environ sept heures, tandis que ceux d’Asie de l’Est peuvent y parvenir en environ huit heures. L’accès y est également possible sans visa pour les visiteurs étrangers, conformément aux réglementations spécifiques établies pour le projet.
Phénomènes géomorphologiques côtiers
La mer Rouge se caractérise par la présence de phénomènes géomorphologiques côtiers, tels que les fissures rocheuses, les mouillages, les baies, les flèches littorales et les vallées. La température des eaux de surface dans les zones du nord-ouest de l’Arabie saoudite varie, tout au long de l’année, entre 16 et 26 °C, tandis que les masses d’eau des zones profondes, atteignant 2 635 m, demeurent stables.
Environnement naturel du Red Sea Project
Les champs lave, les volcans et les montagnes
Le relief de la région de Red Sea Project se caractérise par une grande diversité. La zone comprend des plaines côtières basses, dont l’altitude moyenne atteint environ 300 m au-dessus du niveau de la mer, ainsi que des sommets montagneux élevés, tels que le mont Oumlouj, qui culmine à environ 2 580 m, et le mont Shad, dont l’altitude atteint environ 2 350 m. La région abrite également plusieurs champs de lave éteints, notamment Harrat Ash-Shaqah et Harrat Ar-Raha, qui s’inscrivent dans un ensemble de 19 harrat. Ces formations volcaniques sont considérées comme stables et sûres, aucun signe d’activité volcanique ni émission de gaz n’y ayant été observé. Il s’agit de formations monogéniques, issues d’une éruption unique survenue en un lieu et à une période déterminés. Elles se sont formées au cours de la seconde phase géologique, il y a environ cinq millions d’années, en lien avec l’ouverture de la mer Rouge. Le projet vise à préserver ces ressources naturelles tout en investissant dans le développement et la valorisation touristique des zones volcaniques et des harrats éteintes.
Ressources halieutiques
La mer Rouge abrite plus de 1 350 espèces de poissons d'ornement. Les villes d’Al-Wajh et d’Oumlouj en accueillent une grande diversité, parmi lesquelles les poissons-papillons, les chromis, les poissons-orchidées, les balistes, les poissons-coqs, les poissons-lézards, les poissons-chirurgiens et les gobies. Ces deux villes se distinguent également par l’importance de leur production de poissons frais, dont la majorité vit dans les récifs coralliens. La région abrite par ailleurs plusieurs espèces de poissons d’intérêt économique, telles que le nagel, le thon rouge, le sharif, le kashar, les mérous, les empereurs, les sigans, les bahar, les poissons blancs, l’arabi, le harid, la kanaya, le dirak et la langouste.
Oiseaux marins
La zone du Red Sea Project, située dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite, abrite également une grande variété d’oiseaux marins, notamment la sterne à joues blanches et la sterne huppée. Certaines îles de la mer Rouge constituent des habitats pour des espèces endémiques rares, présentes dans une aire géographique limitée et inexistantes ailleurs, comme le goéland à œil blanc. On y trouve également d’autres espèces telles que le phaéton à bec rouge, le fou brun, le goéland fuligineux et la grande sterne huppée. Certaines îles de la mer Rouge accueillent également des espèces rares d’oiseaux endémiques, limitées à une aire géographique restreinte et absentes ailleurs, comme le Goéland à iris blanc. D’autres espèces y sont également présentes, notamment le Phaéton à bec rouge , le fou brun, Le Goéland de Hemprichet la grande sterne huppée. La région accueille aussi des oiseaux marins nicheurs, qui sont des oiseaux migrateurs estivaux. Ils arrivent sur les îles durant les mois de mai et de juin, pondent leurs œufs en juillet, puis quittent la région à la fin du mois de septembre lorsque les jeunes deviennent capables de voler. Ils migrent alors vers des régions éloignées, pouvant atteindre des destinations telles que l’île de Bali en Indonésie au mois de janvier. Un rapport publié par l’organisation BirdLife International indique que la mer Rouge abrite d’importantes zones de nidification pour les oiseaux marins, ce qui constitue un atout potentiel pour le tourisme dans la région du projet. Les pêcheurs utilisaient également les oiseaux marins lors de leurs sorties de pêche comme indicateurs de la présence de poissons en mer Rouge et comme repères biologiques permettant d’observer les changements dans les environnements marins. Les oiseaux marins se nourrissent principalement de petits poissons, lesquels se nourrissent à leur tour d’organismes plus petits tels que des crustacés, du plancton, des algues et des plantes marines. De ce fait, ils jouent un rôle essentiel dans l’équilibre de l’écosystème marin et occupent, selon les scientifiques, un niveau supérieur dans la chaîne alimentaire des environnements marins.
Îles du Red Sea Project
Île d’Ummahat
L’île d’Ummahat Al-Sheikh se distingue par la richesse de ses récifs coralliens, ses plages de sable blanc et ses eaux limpides. Lors de l’élaboration du plan directeur des hôtels de l’île, il a été veillé à éloigner les constructions des zones de récifs coralliens, tout en garantissant un accès fluide aux hôtels et aux autres installations environnantes.
L’île abrite deux complexes touristiques : le St. Regis Red Sea Resort, qui comprend un centre de sports nautiques proposant diverses activités telles que la navigation, le surf et le kayak à travers les mangroves, ainsi que des restaurants flottants de renommée internationale et des installations de bien-être ; et le Nujuma, a Ritz-Carlton Reserve. Les visiteurs peuvent également apprendre la plongée sous-marine et vivre différentes expériences sous-marines en participant aux cours proposés par un centre de plongée moderne et en prenant part à des excursions d’exploration en mer.
Île de Shura (Shurayrah)
L’île de Shura est l’une des 90 îles du projet et constitue l’un des principaux habitats de récifs coralliens de la région. Elle relève de la province de Tabuk, dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite. Elle se situe à l’intersection du parallèle 25°30′00″ nord et du méridien 36°57′12″ est. Sa superficie est d’environ 5,6 km² et elle se trouve à environ 0,90 mille marin du littoral. L’île de Shura présente une formation naturelle évoquant celle d’un dauphin. Elle constitue la principale porte d’entrée du Red Sea Project et abrite de nombreuses espèces de faune et de flore sauvages. L’île est reliée au continent par une voie d’accès d’environ 3,3 km, comprenant un pont de 1,2 km. Celui-ci intègre deux ouvertures de 36 m de largeur chacune, situées à ses extrémités, afin de permettre la libre circulation des mammifères marins. Ce pont constitue le principal moyen d’accès des visiteurs à l’île.
L’île abrite environ 11 hôtels exploités par de grandes marques internationales de l’hôtellerie, notamment Edition Hotels, Fairmont Hotels and Resorts, Raffles Hotels and Resorts, SLS Hotels & Residences, InterContinental Hotels and Resorts, Jumeirah Group, Miraval, Rosewood et Grand Hyatt. L’île comprend également plusieurs sites et installations touristiques, dont un parcours de golf de 18 trous adapté à l’organisation de compétitions internationales, une marina, un club de plage, ainsi qu’une offre variée de commerces de détail. Les complexes touristiques se distinguent par un concept architectural commun, reposant sur l’utilisation de matériaux légers à faible masse thermique. Les bâtiments ont été conçus de manière à se protéger naturellement contre l’érosion, tout en contribuant à la création de nouveaux habitats sur place afin de renforcer l’environnement naturel de l’île.
Île de Shebara
Elle est l’une des îles situées en mer Rouge et la plus éloignée du continent. Elle se trouve au sud-est de l’archipel de la société de développement de Red Sea Project, dans la province de Tabuk, au nord-ouest de l’Arabie saoudite, à l’intersection du parallèle 25°24′34″ nord et du méridien 36°53′00″ est, pour une superficie d’environ 19,8 km². L’île abrite un récif corallien s’étendant sur environ 30 à 40 m et se situe à environ 8,40 milles marins du littoral. Elle est accessible en environ 45 minutes en bateau depuis la côte, ce qui en fait une destination adaptée aux amateurs de plongée. Elle comprend 73 unités hôtelières, comprenant des hébergements terrestres et des villas flottantes au-dessus de l’eau. Chaque villa flottante pèse environ 150 tonnes et présente une forme circulaire, avec un design intérieur inspiré des dunes de sable. Sa façade est réalisée en acier inoxydable à haute réflectivité.
Aéroport international de la mer Rouge
Ouverture de l’aéroport du Red Sea Project
L’aéroport international de la mer Rouge est un aéroport international destiné à desservir le Red Sea Project. Sa capacité d’accueil devrait atteindre environ un million de visiteurs par an d’ici 2030, grâce à des vols nationaux et internationaux, avec une capacité maximale d’environ 900 passagers par heure. Cinq vols hebdomadaires sont opérés via l’aéroport international de la mer Rouge par la compagnie Saudia. Ces vols comprennent trois liaisons hebdomadaires au départ de Riyad via l’aéroport international du Roi Khalid, et deux liaisons hebdomadaires au départ de Djeddah via l’aéroport international du Roi Abdulaziz.
Coopération entre Red Sea Global et Saudia
Red Sea Global a signé un protocole d’accord avec la compagnie nationale Saudia afin de soutenir les objectifs de la Saudi Vision 2030 dans le secteur du tourisme, de promouvoir le Red Sea Project comme destination touristique mondiale et de renforcer l’exploitation de vols commerciaux vers la destination. Cet accord prévoit également une coopération dans le cadre d’expositions locales et internationales, ainsi que le lancement de campagnes promotionnelles conjointes à l’échelle mondiale. Lors de sa participation à un salon organisé à Riyad par l’Autorité générale du tourisme et du patrimoine national (aujourd’hui le Ministère du Tourisme), Red Sea Global a annoncé le lancement du visa touristique électronique permettant aux citoyens de 49 pays de visiter l’Arabie saoudite et de découvrir ses destinations touristiques. La compagnie Saudia a également assuré le transport des employés du Red Sea Project lors du premier vol vers le site du projet.
Énergies renouvelables à l’aéroport international de la mer Rouge
Conformément aux objectifs de durabilité de Red Sea Global, l’aéroport du Red Sea Project a été conçu par le cabinet international d’ingénierie et d’architecture Foster + Partners, sous la direction d’architectes de renommée mondiale. L’aéroport a été conçu pour atteindre la neutralité carbone et fonctionne entièrement grâce à des énergies renouvelables, avec un taux d’utilisation de 100 %. Son mode d’exploitation vise à atteindre zéro émission grâce à des mécanismes de fonctionnement respectueux de l’environnement et durables. L’architecture du terminal s’inspire des paysages naturels de l’Arabie saoudite. L’aéroport comprend également des zones ombragées et des espaces bénéficiant d’une ventilation naturelle, contribuant à réduire l’utilisation des systèmes de climatisation.
Infrastructures de navigation aérienne
La société de développement de la mer Rouge (Red Sea Global) a signé un contrat avec un consortium composé de deux entreprises saoudiennes, à savoir Nesma & Partners Contracting Company et Al-Mabani General Contractors, afin de développer les infrastructures de navigation aérienne de l’aéroport international de la mer Rouge. Le contrat comprend la conception et le développement de la piste principale F, d’une longueur d’environ 3 700 m, ainsi que de la piste B destinée aux hydravions. Il inclut également l’aménagement d’aires de stationnement pour hélicoptères, la construction de voies de circulation principales et secondaires, les travaux de pavage, l’installation d’équipements d’aide à la navigation aérienne et l’éclairage au sol des pistes.
Technologies intelligentes du Red Sea Project
Technologie Time-Lapse
Red Sea Global a signé un contrat avec la société EarthCam afin de documenter les différentes phases de construction du projet sur 13 sites, comprenant des zones terrestres et maritimes situées autour de la destination du Red Sea Project. Cette documentation repose sur un système de photographie utilisant la technologie du time-lapse, avec la participation des investisseurs et des opérateurs. Il s’agit d’une technologie de haute qualité permettant d’enregistrer l’évolution de la destination, de l’aéroport, des complexes touristiques des zones montagneuse et désertique, de la ville des employés, du village des travailleurs, ainsi que des îles de la destination relevant de la première phase du projet, et du pont reliant le continent à l’île de Shura « Shurayrah », tout en assurant leur surveillance à distance. Le système fournit des images et des séquences vidéo mensuelles, mises à jour toutes les 30 minutes, accessibles via des ordinateurs personnels et des smartphones.
Système Enablon
Durant la pandémie mondiale de Covid-19, Red Sea Global a lancé en janvier 2021 un projet visant à déployer les modules du système Enablon afin de faire face aux défis liés à l’environnement, à la santé et à la sécurité, et d’automatiser certaines opérations initialement assurées par le département de santé et de sécurité. Le 18 avril 2022, l’entreprise a annoncé l’achèvement réussi de la première phase du projet après les étapes de conception et de consultation. Le projet vise à intégrer les pratiques de gouvernance, de conformité et de gestion des risques, ainsi que les domaines de la santé, de la sécurité, de l’environnement et de la durabilité, de la continuité des activités et de l’audit interne au sein des départements de l’entreprise. Cette intégration a pour objectif d’améliorer les processus de reporting, d’assurer le suivi et l’alignement des différentes fonctions, de promouvoir les meilleures pratiques en matière de santé et de sécurité et d’établir de nouvelles normes à l’échelle du secteur. Le nombre de travailleurs sur le site a dépassé 16 000, incluant les employés de Red Sea Global et ceux de ses sous-traitants. Le système Enablon peut fonctionner sans connexion Internet. Les utilisateurs peuvent ainsi enregistrer des données relatives aux incidents ou des rapports d’inspection et d’audit, puis les télécharger lorsque l’appareil se reconnecte au réseau. Tous les entrepreneurs travaillant sur le projet, ainsi qu’un certain nombre de membres de l’équipe de santé et de sécurité, ont été formés à l’utilisation du système sous la supervision des ingénieurs responsables.
Technologie de l’Internet des objets
Red Sea Global a conclu un contrat avec l’entreprise locale spécialisée dans les services de l’Internet des objets, MachinesTalk, en vue de déployer un réseau LoRaWAN à l’échelle du projet, de lancer une plateforme dédiée à l’Internet des objets, et de fournir des badges intelligents permettant de localiser plus de 36 000 ouvriers travaillant sur une superficie dépassant 3 500 km². Le dispositif comprend également des cartes intelligentes sans fil destinées au suivi de 3 000 véhicules opérant sur le site, ainsi que des systèmes de contrôle d’accès aux zones de construction. Ce système permet de suivre les déplacements de la flotte de véhicules et d’optimiser la gestion des opérations selon quatre axes principaux: la sécurité du site, la sécurité des travailleurs, la gestion des déplacements et l’efficacité des opérations de construction. Il vise également à empêcher l’accès des personnes et des véhicules non autorisés aux zones du projet, les autorisations d’entrée étant délivrées selon des critères définis, avec l’émission d’alertes en cas de toute infraction constatée.
Afin d’éviter tout retard dans l’exécution des tâches, la technologie permet d’anticiper l’heure d’arrivée des véhicules opérant sur le site, de localiser leur position à distance, de définir des périmètres et des zones géographiques, et de déclencher des alertes en cas d’inactivité des travailleurs ou de retard des véhicules. Elle intègre également un système d’alerte d’urgence permettant aux travailleurs de signaler directement toute situation critique au centre d’intervention d’urgence et de sécurité de Red Sea Global, afin de garantir le déploiement immédiat des équipes d’intervention sur le site concerné. Par ailleurs, le suivi en direct à distance, fondé sur des cartes opérationnelles, la localisation des travailleurs et des dispositifs de mesure et de détection de la température, permet une utilisation plus efficace des ressources du projet.
La technologie est appliquée à l’ensemble des entreprises contractantes opérant dans le cadre du Red Sea Project, afin d’attester de leur présence sur le site et de leur permettre d’enregistrer leurs véhicules et leurs effectifs. Les badges d’identification et les cartes intelligentes sans fil des travailleurs font également l’objet d’un suivi, notamment à travers les données de température relevées sur le site, afin de garantir l’utilisation d’équipements appropriés, de remplacer les dispositifs dont la batterie est faible , ainsi que leur désactivation à distance en cas de perte ou d’utilisation inappropriée.
Contributions communautaires du Red Sea Project
Concours « Nabtaker li-Natamayaz »
Dans le cadre de la lutte contre les défis environnementaux, Red Sea Global a lancé, en 2019, en collaboration avec l’Université des sciences et technologies du Roi Abdallah (KAUST), un concours international d’innovation technologique. Celui-ci visait à encourager les scientifiques, les universitaires, les ingénieurs et les acteurs du secteur de l’eau à proposer des solutions innovantes pour le traitement des résidus de saumure issus du dessalement de l’eau, sous la supervision et l’évaluation d’experts du Centre de dessalement et de réutilisation de l’eau de la KAUST.
Le nombre de participations au concours « Nabtakir li Natamayaz » s’est élevé à environ 125 propositions provenant de différentes régions du monde. À l’issue d’un processus d’évaluation intégré mené par des experts, cinq candidats ont été présélectionnés afin de présenter leurs idées lors du salon « Aquatech Amsterdam ». Trois projets ont ensuite été retenus comme lauréats. Les gagnants ont reçu une récompense financière d’environ 10 000 dollars, ainsi que la possibilité de mettre en œuvre leurs solutions avec le soutien de Red Sea Global.
Programme Elite Graduate
Le programme Elite Graduate s’adresse aux jeunes diplômés et repose sur un principe de formation en situation professionnelle fondée sur la rotation des postes au sein de différents départements. Ce programme vise à former les jeunes Saoudiens, à développer leurs compétences et à les préparer à travailler dans les nouveaux domaines d’activité créés par le Red Sea Project, en bénéficiant de l’expertise de spécialistes internationaux. La durée du programme est de deux ans. Les domaines de formation comprennent notamment les opérations, la performance institutionnelle, la gestion de projets, la finance et l’investissement, la gouvernance et la gestion des risques, l’environnement et la durabilité, la formation et le développement, la réalisation du projet, la santé et la sécurité environnementale, la gestion des achats et de l’approvisionnement, ainsi que la gestion du développement. Red Sea Global a annoncé le lancement du programme le 28 novembre 2019. Sa première édition a débuté en 2020. L’entreprise a fixé plusieurs conditions d’admission, parmi lesquelles : être de nationalité saoudienne et récemment diplômé, être disponible à temps plein pour rejoindre le programme, être titulaire d’un diplôme de licence ou de master accrédité par le Ministère de l’Éducation en Arabie saoudite, et maîtriser l’arabe et l’anglais à l’oral comme à l’écrit.
Leaders de la durabilité
Il s’agit de l’une des initiatives de Red Sea Global, visant à proposer des programmes de formation destinés aux membres de la communauté locale, à renforcer leur sensibilisation à l’importance de la préservation de la faune et de la flore dans la destination, et à les préparer à diriger, planifier et mettre en œuvre des initiatives actuelles et futures. L’initiative vise également à permettre aux Saoudiens de participer à la compétition mondiale, en les dotant des compétences, des connaissances et de l’expérience nécessaires. Cette initiative s’inscrit dans le prolongement d’un ancien système appelé « al-hima », répandu dans la péninsule Arabique, qui assurait un équilibre intégré entre l’environnement des populations et leurs ressources.
Les leaders de la durabilité œuvrent à promouvoir les comportements environnementaux et à les diffuser auprès de l’ensemble des composantes de la communauté locale entourant le projet. Ils contribuent également à élargir les connaissances des nouveaux employés sur les espèces végétales et animales de la région, notamment par la présentation d’un ensemble de plantes locales, ainsi que par la sensibilisation aux moyens de préserver l’équilibre écologique de la destination et de protéger la biodiversité, à travers l’organisation d’ateliers et la mise à disposition d’informations.
Durabilité dans le Red Sea Project
Programme d’élimination des déchets marins
Dans le cadre de la campagne internationale de nettoyage des côtes organisée par l’organisation Ocean Conservancy, Red Sea Global a lancé le programme intitulé « Élimination des déchets marins dans le Red Sea Project » , devenant ainsi partenaire de l’initiative des Nations Unies relative à la réalisation des Objectifs de développement durable. Le programme soutient notamment deux objectifs principaux : la protection de la vie aquatique et la protection de la vie terrestre. Il contribue également à d’autres objectifs, notamment la consommation et la production responsables, la promotion de villes et de communautés durables, le travail décent et la croissance économique, l’éradication de la pauvreté et l’amélioration de l’éducation de qualité.
Ce programme constitue une initiative continue qui comprend la surveillance permanente de la santé environnementale, l’organisation régulière d’opérations de nettoyage des déchets présents sur les îles et les plages du projet. Il prévoit également la conclusion de partenariats avec plusieurs institutions universitaires dans le cadre de projets éducatifs, notamment l’Université des sciences et technologies du Roi Abdallah (KAUST) et l’Université de Tabuk, ainsi que la sensibilisation des populations vivant à proximité du projet aux dangers des déchets et aux moyens de les éliminer de manière sûre pour l’environnement.
Programme d’architecture durable
Red Sea Global a lancé un concours d’innovation pour le meilleur design architectural durable, respectueux de l’environnement, destiné au centre communautaire du quartier résidentiel de la ville des employés. Ce concours vise à promouvoir les talents émergents en impliquant les étudiants et étudiantes des facultés d’architecture et de design des universités saoudiennes, publiques et privées, ainsi que les jeunes diplômés, dans le processus de conception. Il leur permet de présenter leurs projets et, en cas de sélection, de voir leurs conceptions réalisées sur le terrain. Il contribue également à leur participation au développement d’une destination touristique d’envergure mondiale, au développement du secteur du tourisme et de l’hôtellerie durable, tout en préservant l’identité architecturale et urbaine du projet.
Le centre du quartier est situé au cœur de la ville des employés et propose une gamme de services destinés aux employés de Red Sea Global et à leurs familles, ainsi qu’à l’ensemble des ressources humaines opérant sur la destination. Il comprend une bibliothèque publique, des structures de garde d’enfants, une salle de sport et une mosquée. La ville des employés abrite également des bureaux administratifs, des unités résidentielles et des installations commerciales destinées aux employés et aux travailleurs du projet .À la fin de l’année 2022, la première phase du projet a été inaugurée et a accueilli environ 14 000 employés travaillant sur la destination. Des logements ont par ailleurs été construits pour 25 000 travailleurs chargés de la réalisation des infrastructures et des installations du projet.
Les projets architecturaux proposés sont évalués selon plusieurs critères, notamment la créativité dans l’utilisation des espaces, l’adéquation des concepts architecturaux et techniques avec les principes de durabilité, l’intégration de solutions technologiques intelligentes et durables, ainsi que le degré de maturité des conceptions et leur conformité aux exigences environnementales de la destination. L’évaluation est assurée par un comité d’experts spécialisés dans les domaines du design, de la construction et du développement.
Utilisation du béton vert
Dans le cadre de son engagement en faveur de la durabilité environnementale, Red Sea Global a collaboré avec la société Al-Falah Ready-Mix Concrete afin de fournir du béton vert à faible empreinte carbone. Ce type de béton repose sur des structures de construction économes en ressources et à faible impact environnemental. Red Sea Global a également coopéré avec la société Amana Contracting afin de fournir au projet des unités résidentielles préfabriquées.
Production de béton à bilan carbone négatif
En marge de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP27), tenue en Égypte, Red Sea Global a signé un protocole d’accord avec la société internationale « Partanna », spécialisée dans la fabrication du premier béton à bilan carbone négatif au monde. Ce béton se distingue par sa résistance et la diversité de ses usages, à l’instar du ciment traditionnel.
La technologie du béton à carbone négatif permet de ne générer aucune émission de carbone tout en absorbant le carbone présent dans l’atmosphère. Elle produit également un carbone pouvant être retraité. Elle utilise également la saumure comme composant principal, ce qui présente des avantages notables pour le Moyen-Orient, où les stations de dessalement peuvent produire davantage d’eau douce par litre traité et fournir le reste à la société « Partanna ».
Tourisme dans le Red Sea Project
Coral Bloom
En 2021, Son Altesse Royale le prince Mohammed ben Salmane ben Abdulaziz a dévoilé la vision architecturale de Coral Bloom, qui constitue la principale porte d’entrée du Red Sea Project sur l’île de Shurayrah. Le concept a été conçu par le cabinet britannique Foster + Partners. L’expression « Coral Bloom » désigne l’épanouissement du corail. Il s’agit de conceptions durables, inspirées de la flore et de la faune endémiques de l’Arabie saoudite.
La vision architecturale repose sur le principe de la biodiversité, notamment par la protection et la préservation des mangroves et d’autres habitats naturels qui constituent une barrière naturelle contre l’érosion. Elle comprend également le développement de nouveaux habitats à travers des jardins paysagers, et la création d’une lagune et de nouvelles plages sur l’île. Coral Bloom représentera environ 80 % des hôtels développés lors de la première phase du projet, avec 11 complexes hôteliers et resorts exploités par des marques internationales de l’hôtellerie. Les hôtels ont été conçus avec de vastes espaces ouverts et sans couloirs intérieurs, répondant ainsi aux nouvelles attentes des voyageurs, notamment après la pandémie de Covid-19. Les bâtiments, composés d’un seul niveau, sont conçus selon une architecture évoquant des structures flottantes en bois. Afin d’assurer une grande efficacité énergétique et de réduire l’impact environnemental, Coral Bloom est construit à partir de matériaux légers présentant une faible masse thermique et un impact environnemental limité, fabriqués en dehors de la zone du projet.
La zone comprend également un complexe de golf comportant des villas résidentielles, un grand club de golf offrant une vue panoramique sur le littoral de l’île et un parcours de golf de 18 trous répondant aux normes internationales, conçu pour accueillir des tournois internationaux. Ce parcours a été aménagé conformément aux principes de durabilité, et un programme d’entretien spécifique a été élaboré afin de limiter son impact sur l’environnement.
Pépinière de la mer Rouge
Red Sea Global a annoncé l’attribution d’un contrat conjoint aux sociétés Nesma Holding et Professional Landscape pour la conception et la construction d’une pépinière agricole couvrant une superficie d’un million de mètres carrés (100 hectares) sur le site du projet. Cette pépinière contribuera à la reconstitution de la couverture végétale de la destination grâce à la production d’environ 15 millions de plants issus de différentes espèces végétales cultivées localement et adaptées aux conditions climatiques de la région, ainsi que d’autres plantes désertiques importées et adaptées à l’environnement local. Le système d’irrigation est contrôlé afin de réduire la consommation d’eau, grâce à des pratiques de traitement des eaux permettant d’éliminer les sels et autres minéraux, notamment par le traitement et la réutilisation des eaux usées à des fins d’irrigation.
Programme de la pépinière de la mer Rouge menant à l’emploi
En collaboration avec l’Association Sakan pour le développement familial à Umluj et l’Université de Tabuk, environ 45 jeunes hommes ont été diplômés dans le cadre du programme de la pépinière du Red Sea Project menant à l’emploi. Les stagiaires ont commencé leur formation pratique dans la pépinière municipale d’Umlouj. Certains ont été sélectionnés dans la spécialisation horticulture pour suivre un programme de formation de six semaines, tandis que cinq participants ont été choisis comme superviseurs dans le cadre d’une formation supplémentaire de trois semaines. Ils ont également suivi une formation théorique de 144 heures à l’Université de Tabuk à Umlouj, afin d’acquérir des compétences en langue anglaise ainsi que des connaissances spécialisées dans les domaines de l’horticulture et de l’agriculture.
Tourisme astronomique
Red Sea Global a conclu un accord avec la société d’ingénierie multidisciplinaire Kendall afin d’élaborer une stratégie visant à réduire l’éclairage nocturne dans la destination de la mer Rouge et à proposer des solutions innovantes en matière de conception durable. Red Sea Global ambitionne d’obtenir la certification de l’International Dark-Sky Association (IDA) pour plusieurs de ses zones naturelles, et de rejoindre plus de 100 sites internationaux reconnus comme réserves de ciel étoilé, grâce au soutien de ses communautés locales et à son engagement en faveur de mesures strictes.
La société Kendall collabore avec les équipes d’ingénierie et de développement de Red Sea Global pour examiner le plan du projet et proposer des mesures permettant de réduire la pollution lumineuse. Parmi ces mesures figurent la sensibilisation des communautés locales aux pratiques d’éclairage appropriées et l’encouragement à l’utilisation d’éclairages extérieurs à faible coût et à haute efficacité énergétique.
Dans le cadre de la préparation d’une demande officielle de certification internationale des réserves de ciel étoilé, l’équipe du projet s’attache à établir un état de référence qui servira de base aux évaluations futures. Un inventaire exhaustif des équipements d’éclairage existants et de leurs installations est également en cours de réalisation, couvrant l’ensemble des infrastructures, notamment l’éclairage public fixe des bâtiments, des jardins, des rues et des différents sites de la destination. Un plan d’amélioration est ensuite mis en place afin de moderniser les systèmes d’éclairage existants et de définir les conceptions d’éclairage pour les nouvelles installations, notamment les hôtels, l’aéroport et les unités résidentielles.
Tourisme de montagne
Desert Rock Resort
Les travaux de construction du Desert Rock Resort ont débuté en juillet 2021. Le complexe est situé dans l’une des vallées de la zone du projet sur la côte occidentale de l’Arabie saoudite.
Le complexe montagneux a été conçu par le cabinet international Oppenheim Architecture de manière à préserver et à valoriser l’environnement naturel, tout en offrant aux visiteurs une immersion directe dans la nature et la culture locales.
L’accès au complexe se fait par une vallée naturelle dissimulée entre les montagnes. Le resort, intégré dans la roche, comprend 48 villas et 12 suites hôtelières, soit un total de 60 unités d’hébergement. Les conceptions architecturales sont entièrement intégrées au relief rocheux afin de préserver le paysage naturel. Le Desert Rock Resort comprend une variété d’unités résidentielles de luxe, incluant des chambres au niveau du sol, des suites hôtelières intégrées à mi-hauteur de la montagne, ainsi qu’un nombre limité de chambres creusées dans la roche. Il abrite également un spa de classe mondiale, un centre de remise en forme, des espaces de restauration isolés et une oasis lacustre distinctive.
Le réseau routier menant au resort a été aménagé en périphérie de la vallée principale, de manière à rester dissimulé derrière les paysages naturels existants, contribuant ainsi à réduire la pollution sonore et lumineuse. Les visiteurs peuvent également entreprendre de longues randonnées à pied, profiter d’excursions en véhicules adaptés aux dunes et observer les étoiles, dans le cadre des nombreuses activités touristiques proposées sur le site de la destination.
Le complexe a été conçu de manière à réduire la consommation d’énergie, en intégrant des systèmes de gestion et de distribution de l’eau à l’échelle du site, ainsi que la réutilisation des eaux de pluie collectées afin de renforcer le couvert végétal dans la vallée. Les matériaux issus des opérations d’excavation sur le site sont également réemployés dans la construction des infrastructures. Les blocs de pierre sont utilisés pour l’ornementation des murs et des sols, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, tandis que la pierre locale et le sable servent à la fabrication des granulats de béton, principal matériau de construction dans l’ensemble des conceptions architecturales.
Une fois entièrement achevée en 2030, la destination de la mer Rouge comprendra 50 hôtels offrant environ 8 000 chambres, plus de 1 000 unités résidentielles réparties sur 22 îles et six sites continentaux, ainsi qu’un aéroport international, des marinas de luxe, des parcours de golf et de nombreuses installations de loisirs.
Resort Faena The Red Sea
Red Sea Global a annoncé, en partenariat avec une marque internationale du secteur de l’hôtellerie, la création du Faena The Red Sea Resort, situé dans la partie sud de l’île principale de la destination de la mer Rouge, l’île de Shura. Le complexe comprendra 150 villas. L’architecture du projet est conçue par le cabinet britannique Foster + Partners, tandis que l’architecture intérieure est réalisée par le studio parisien Jouin Manku.
Le resort se distingue par la grande superficie de ses unités d’hébergement, comprenant des suites hôtelières ainsi que 150 villas. La suite exécutive, d’une superficie de 84 m², a été conçue pour offrir un haut niveau d’intimité aux visiteurs.
Parmi les 150 villas, sept présentent des conceptions particulières, dont six villas principales comprenant trois chambres et une piscine, ainsi qu’une villa royale dotée de quatre chambres et d’une piscine privée.
La salle The Living Room constituera un espace destiné à des expériences culturelles et touristiques uniques, avec des spectacles en direct présentés par des artistes internationaux, ainsi que des activités inspirées de la culture et des arts.
Southern Dunes Resort
Le Southern Dunes Resort est situé au nord-est du gouvernorat d’Umluj, à environ 100 km. Il constitue l’un des hôtels intérieurs de la destination de la mer Rouge. Le complexe a été conçu par la société « Foster + Partners », il comprend 40 villas disposées en deux rangées opposées, offrant une vue sur les dunes environnantes, ainsi que 36 unités hôtelières bénéficiant de panoramas désertiques naturels. Il abrite également des bâtiments d’accueil, un spa, une piscine, ainsi que plusieurs restaurants internationaux.
Villes développées
Ville des employés (Turtle Bay)
La Ville des employés constitue une zone résidentielle et commerciale moderne. Elle accueille environ 14 000 travailleurs, employés et personnels administratifs, chargés de l’exploitation de la destination du Red Sea Project. Elle comprend des bureaux commerciaux et administratifs de haute qualité, ainsi que des logements, des restaurants et un large éventail d’équipements de services et de loisirs. Par ailleurs, la ville se distingue par des services intelligents, tandis que ses bâtiments ont été conçus conformément à des normes environnementales.
La superficie totale des bureaux de l’entreprise atteint environ 7 000 m². Ceux-ci ont été conçus sous la forme de trois complexes distincts, possédant chacun des caractéristiques spatiales indépendantes. Cette conception vise à tirer parti du climat local de la destination, à améliorer les niveaux d’ombrage et de ventilation, et à faciliter l’accessibilité ainsi que la circulation entre les espaces intérieurs et extérieurs.
La zone résidentielle comprend plusieurs installations de services et de loisirs, notamment des terrains de cricket, de volley-ball, de basket-ball et de football, un club sportif ainsi que des salles de cinéma. La ville est également équipée de réseaux de communication modernes et d’installations logistiques destinées à répondre aux besoins quotidiens des travailleurs.
Découvertes dans la région de la mer Rouge
Vestiges de reptiles marins
Dans le cadre d’un partenariat entre Red Sea Global et l’Autorité géologique saoudienne, un accord a été signé afin de mener des recherches géologiques et des opérations de forage avancées sur les sites des destinations Red Sea Project et Amaala. Parmi les découvertes majeures issues des premières explorations figurent des fossiles géants de mosasaure.
L’expédition scientifique menée le long de la côte de la mer Rouge a permis de découvrir des échantillons datant de la fin du Crétacé jusqu’à l’Éocène, soit entre environ 45 et 80 millions d’années. Les travaux de prospection géologique ont révélé la présence de fossiles rares sur près de la moitié des sites étudiés. Les chercheurs s’attendent à découvrir d’autres spécimens à mesure que les fouilles se poursuivent. Ces résultats constituent un important témoignage du registre fossile des mammifères marins datant de l’ère paléogène dans la zone côtière de la mer Rouge.
Au cours des études géologiques réalisées dans la destination Amaala, les scientifiques ont également découvert plusieurs restes fossilisés de dugongs, de crocodiles et de tortues, ainsi que des ossements de mosasaures. Ces reptiles marins géants, souvent qualifiés de « T-Rex des mers », vivaient il y a environ 66 à 80 millions d’années. Ils pouvaient atteindre une longueur d’environ 18 mètres et un poids estimé à 14 tonnes.
Plusieurs vertébrés marins découverts par l’équipe ont été identifiés pour la première fois dans cette région, notamment les restes d’une des plus grandes tortues ayant habité cette zone. Ces découvertes font suite à la mise au jour antérieure d’un crâne partiel de plésiosaure récupéré sur le site.
Projet de fouilles archéologiques sous-marines
Red Sea Global a également collaboré avec le Ministère de la Culture de l’Arabie saoudite afin de renforcer la coopération scientifique à travers une série d’initiatives, dont le lancement du premier projet de fouilles archéologiques sous-marines dans le Royaume. Dans le cadre de ce partenariat avec la Commission du patrimoine et la Commission des musées, un programme est mis en place pour concevoir et construire un musée maritime consacré à la conservation et à l’exposition des vestiges archéologiques submergés découverts dans les eaux du Royaume.