Observatoire de Tamir
L’observatoire de Tamir est l’un des observatoires mobiles du Royaume d’Arabie Saoudite utilisés pour observer le croissant de lune durant les mois hégiriens. Cette pratique est menée à l’observatoire depuis les années 1920. L’observatoire se trouve au centre Tamir, du gouvernorat d’al-Majma'ah, dans la province de Riyad. Parmi les observateurs célèbres de Tamir, on compte Ibrahim al-Barghash, suivi de son fils Abderrahmane, puis de son petit-fils Mutaib.
Observatoire astronomique de Tamir
Les observateurs de Tamir avaient l’habitude d’observer les croissants lunaires depuis l’ouest pour déterminer les mois hégiriens et les saisons en se basant sur les étoiles. Il n’y avait pas de grands palmiers ni de bâtiments à cette époque, ce qui permettait d’avoir une bonne visibilité pour les observations. La transition s’est ensuite faite de l’ancien observatoire au nouveau, qui a été établi en 2015 sous la supervision de la municipalité de Tamir.
Le nouvel observatoire de Tamir est situé à l’ouest, entouré de zones rocheuses dépourvues de poussière et de saleté. Les lumières de la ville se trouvent derrière l’observatoire, et il est situé à 658 m au-dessus du niveau de la mer.
L’observatoire de Tamir connaît des périodes de pointe, notamment lors de l’observation du croissant de lune qui marque le début du Ramadan, la fin du Ramadan, le début de Dhû al-Hijjah ou Muharram. Les observateurs se réunissent également à l’observatoire à la fin de chaque mois. Les opérations d’observation sont menées par un comité accrédité composé de représentants de la Cité Roi Abdulaziz pour les Sciences et la Technologie (KACST), du ministère de la Justice, ainsi que du juge désigné, de son greffier et des observateurs.
Phases de la lune observées depuis l’observatoire Tamir
Le degré le plus élevé auquel la lune a été observée depuis l’observatoire de Tamir en été est de 293 degrés. La lune a été observée à environ 262 degrés depuis le sud en hiver .
Observation des croissants lunaires dans le Royaume d’Arabie Saoudite
Le Royaume d’Arabie Saoudite accorde une grande importance à la pratique de l’observation de la lune du fait de son lien avec les rituels et le culte islamiques. La responsabilité de cette tâche a été confiée à la Cour suprême, qui garantit la fiabilité du processus d’observation de la lune à travers plusieurs normes, y compris des critères médicaux. Les observateurs suivent une formation approfondie et subissent un examen médical pour tester leur acuité visuelle. Leur rapport est ensuite examiné par le comité permanent de surveillance de l’observation de la Lune au sein du ministère de la Justice, qui fonctionne sur la base d’une ordonnance royale et est supervisé par le ministre de la Justice.
Les juges sont chargés d’accompagner les observateurs sur les sites d’observation du Royaume d’Arabie Saoudite, supervisés par la Cité Roi Abdulaziz pour les Sciences et la Technologie (KACST). Avec la participation d’experts en observation du croissant de lune et de plusieurs spécialistes en astronomie titulaires d’un doctorat dans ce domaine, ainsi que de représentants d’entités gouvernementales. La sélection des sites pour ces observatoires fait l’objet d’une attention particulière, selon des critères géographiques, scientifiques et astronomiques, afin de faciliter l’observation précise des croissants de lune. Cela garantit la fiabilité des observatoires dans la détermination de la visibilité du croissant de lune.
La KACST a prévu plusieurs observatoires pour l’observation de la lune, dans différentes régions du Royaume d’Arabie Saoudite. Il s’agit notamment d’observatoires fixes à La Mecque ( Observatoire d'Oumm al-Qura ) et à Tabouk ( al-Wajh et Halaat Ammar), et d’observatoires mobiles à Riyad ( Sudayr, Tamir et Shaqra ), Qassim, Dammam, Médine et Haïl.