Désert d’Al-Rub al-Khali « Quatre Vide »


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05/04/2026

Le désert d’Al-Rub al-Khali « Quatre Vide » est la plus grande dune du Royaume de l’Arabie Saoudite. Il s’agit de la plus grande étendue de sable au monde, couvrant une superficie d’environ 430 000 km² au sein du territoire saoudien. Il se situe au sud-est du Royaume de l’Arabie Saoudite et traverse trois régions administratives, à savoir la province d’Ach-Charqiya, la province de Riyad et la province de Najran. Il représente 67,7 % de la totalité des zones désertiques du Royaume de l’Arabie Saoudite et couvre 22 % de la superficie totale de l’Arabie Saoudite.

Dénomination du désert du Quart Vide

La région surnommée « le Quart Vide » doit son nom au fait qu’elle constitue environ un quart de la péninsule arabique. Elle est qualifiée de « vide » en raison de son faible nombre de colonies humaines permanentes, à l’exception de quelques Bédouins nomades qui y vivent. Elle est également connue pour sa faible activité humaine et le peu d’habitants, ainsi que pour la rareté de sa vie animale et végétale. Le désert du Quart Vide est classé comme étant la région la plus chaude et la plus sèche du Royaume de l’Arabie Saoudite, avec des précipitations annuelles moyennes inférieures à 50 mm. Au cours de la période estivale, la température dépasse les 50 °C.

certaines sources désignent le quart vide à travers le nom d’al-ahqaf. Il semblerait que le nom « al-Ahqaf » ne désigne pas l’entièreté du Quart Vide, mais plutôt sa partie sud, le désert qui se situe entre le Royaume de l’Arabie Saoudite, l’Oman et le Yémen. Cette zone est considérée comme étant la terre natale du « Peuple de ’Âd », ainsi que le lieu où se trouve la cité perdue d’« Iram », enfouie sous les sables.

Origine du Quart Vide

Les découvertes scientifiques et les preuves recueillies sur le terrain issues de nombreuses études géographiques indiquent que le Quart Vide est à l’origine un bassin sédimentaire relativement bas, situé dans la plaque géologique d’Arabie, et formé durant l’ère Cénozoïque. Les recherches indiquent que les eaux du Golfe arabe recouvrait la zone du Quart Vide il y a quelques millions d’années. Petit à petit, les eaux ont reculé du Quart Vide et de la partie est de la péninsule arabique.

Superficie du désert du Quart Vide

Le désert du Quart Vide se situe dans la partie sud-est de la péninsule arabique et couvre un quart de la superficie totale de cette dernière. Le Quart Vide est un vaste bassin relativement bas, rempli de milliards de tonnes de sable. Sa superficie, qui s’étend à travers quatre pays (le Royaume de l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, l’Oman et le Yémen) atteint environ 550 000 km². Sa superficie équivaut à celle de la France et même plus. Au nord, le Quart Vide est bordé par les plateaux de Najd et d’al-Summan, à l’ouest par les plateaux de Najd et d’Asir, et à l’est par les régions montagneuses de l’Oman et les plaines des Émirats arabes unis. Dans le Royaume de l’Arabie Saoudite, sa longueur maximale atteint les 1 200 km, et sa largeur maximale les 650 km. Néanmoins, c’est le Royaume qui détient la plus grande partie du désert du Quart Vide, avec 78,2 % de la totalité du désert au sein de ses frontières. Le désert d’Al-Rub al-Khali constitue l’un des principaux éléments de la plate-forme arabique, deuxième composante géologique de l’Arabie saoudite, aux côtés du Bouclier arabique. Il fait également partie du désert arabique, considéré comme le quatrième plus vaste désert au monde, s’étendant sur huit pays arabes et couvrant une superficie estimée à plus de de 2 000 000 de km².

Répartition du Quart Vide en Arabie Saoudite

Le désert du Quart Vide est réparti à travers trois provinces au sein du Royaume d’Arabie saoudite. La première province est celle de Riyad, au nord-ouest, et elle représente moins de 10 % de la superficie du désert dans le Royaume. La deuxième province est celle de Najran, au sud-ouest, et elle représente environ 25 % de la superficie du désert dans le Royaume. La troisième province est celle d’Ach-Charqiya, et elle constitue la plus grande partie du Quart Vide, soit 65 %.

Climat du Quart Vide

Les études relatives au climat du désert Quart Vide indiquent que cette région est la plus chaude de la péninsule Arabique, avec une température moyenne annuelle comprise entre 27 et 32 °C, notamment durant les saisons hivernale et printanière. Elles attribuent l’extrême aridité du Quart Vide à la rareté des précipitations et montrent que la région est influencée, en hiver, par les dépressions dynamiques intenses en provenance de la mer Méditerranée, ainsi que par les dépressions thermiques de la mer Rouge. En été, le Quart Vide constitue un centre de basses pressions, pouvant être qualifié de dépression d’Al-Rub al-Khali. Toutefois, la région est rarement affectée par les ouragans et les tempêtes tropicales provenant de la mer d’Arabie.

Précipitations dans le Quart Vide

La sécheresse du désert du Quart Vide est due à sa distance par rapport à la trajectoire du système de dépression thermique de la mer Rouge, ce qui affecte ensuite la quantité de précipitations en Arabie Saoudite durant l’hiver et le printemps. Les précipitations dans le désert du Quart Vide se caractérisent par des fluctuations extrêmes. Il est ainsi possible que la région ne connaisse pas de pluie pendant deux ou trois ans.

Humidité dans le Quart Vide

Le désert du Quart Vide possède un climat sec, principalement en raison de sa distance avec les influences marines. Le climat au cours de la saison estivale est particulièrement marqué par une sécheresse extrême. Les vents dominants sont les vents du nord, en provenance du désert d’Arabie. Ce facteur entraîne une augmentation de la sécheresse.

Températures dans le Quart Vide

La région Quart Vide est une zone tropicale où le soleil est au zénith à la fin du printemps et au début de l’été, ce qui explique qu’elle reçoit une grande quantité de rayons solaires. Les journées sont longues dans la région du Quart Vide pendant la majeure partie de l’année, avec une moyenne annuelle allant jusqu’à 12 heures et demie. L’augmentation importante de la température peut être attribuée au fait que la région soit à l’origine un bassin relativement bas. Dans le Quart Vide, le ciel est dépourvu de tout nuage qui pourrait obstruer la lumière du soleil, et il arrive que plusieurs mois s’écoulent sans une seule formation de nuage dans le ciel de la région.

Composantes du Quart Vide

Le désert du Quart Vide est constitué de déserts de sel et de dunes, dont certaines atteignent jusqu’à 1 160 m au-dessus du niveau de la mer et 210 m au-dessus du niveau du sol. Son sable brille d’une teinte rouge-dorée, et enfouies sous le sol se trouvent les plus importantes ressources en pétrole et en gaz du Royaume.

Repères géographiques du désert du Quart Vide

Gisements de Ghawar et de Shaybah

Dans le désert du Quart Vide, la Saudi Arabian Oil Company (Saudi Aramco) exploite le plus grand gisement de pétrole brut au monde, le gisement de Ghawar, dont les réserves atteignent 58,32 milliards de barils. Elle exploite également le plus grand gisement de gaz non associé dans le désert d’al-Jafurah, dont les réserves sont estimées à 200 mille milliards de pieds cubes de gaz brut.

Au plus profond du désert, et plus précisément du côté sud-est du Quart Vide, se situent les installations du gisement pétrolier de Shaybah, découvert en 1968, qui contient une réserve de pétrole équivalente à 14,68 milliards de barils.

Réserves de Shaybah et d’Uruq

Le désert du Quart Vide est composé de deux réserves naturelles conçues pour protéger les rares espèces sauvages qui y vivent : la réserve Shaybah, gérée par la Saudi Arabian Oil Company (Saudi Aramco) couvrant 637 km de surface, et la réserve d’Uruq Bani Ma`arid située au sud-ouest du Quart Vide et s’étendant sur 12 787 km. Cette seconde réserve est sous la supervision du Centre national pour le développement de la faune sauvage.

Poste-frontière du Quart Vide

Le poste-frontière du Quart Vide est situé à la frontière sud-est de l’Arabie saoudite et constitue le seul point de passage reliant le pays au Sultanat d’Oman. Il se trouve dans le gouvernorat d’al-Ahsa, dans la province orientale, à proximité de la frontière longue de 657 km avec le Sultanat d’Oman.

Le poste-frontière d’Al-Rub al-Khali est l’un des quatorze postes-frontières terrestres relevant du ministère de l’Intérieur, représenté par la Direction générale des gardes-frontières et l’Autorité de la Zakat, des Impôts et des Douanes (ZATCA). Ces postes assurent la liaison entre l’Arabie saoudite et huit pays du Golfe et du monde arabe.

Le poste-frontière d’Al-Rub al-Khali est relié, au nord, au poste-frontière d’Al-Batha, situé à la frontière saoudo-émiratie. Cette liaison s’effectue par une route terrestre traversant le désert d’Al-Rub al-Khali. Cette route relie directement l’Arabie saoudite au Sultanat d’Oman sur une distance d’environ 564 km. Du côté omanais, le passage est adjacent au poste-frontière de Ramlat Khaliya.

Zone d’Al-Kadan

La zone d’Al-Kadan est une vaste région de dunes située dans la partie nord-est du désert d’Al-Rub al-Khali. Elle est délimitée au nord par Al-Batin et Al-Batinah, ainsi que par Al-Jawas (Al-Yawwah) et Al-Dhafra ; au sud par Al-Uruq al-Mutaridah et Al-Habak ; à l’est par les dunes d’Al-Shaybah, et à l’ouest par Al-Maharad. Les dunes de la zone d’Al-Kadan présentent une inclinaison générale vers l’est. L’altitude moyenne de ses sables est d’environ 150 mètres au-dessus du niveau de la mer. Des sebkhas salines sont abondantes sur ses marges orientales, notamment à proximité des dunes d’Al-Shaybah, tandis qu’elles sont moins répandues dans les autres parties de la zone.La zone est traversée du nord par la route de Shaybah, établie par Saudi Aramco, qui relie le complexe du champ pétrolier de Shaybah aux installations de l’entreprise à Abqaiq. Sur ses limites nord se trouve le centre des gardes-frontières de Shubaytah, relevant de la Direction générale des gardes-frontières.

Formations sableuses dans la zone d’Al-Kadan

La zone d’Al-Kadan se distingue par la diversité de ses formations sableuses et la rudesse de son relief, notamment dans sa partie centrale. Elle se compose de monticules, de buttes de forme pyramidale, ainsi que de crêtes élevées et accidentées, difficiles à franchir, sauf par des passages spécifiques connus des personnes expérimentées. Dans ses parties orientale et sud-orientale, elle est constituée de dunes en croissant et de crêtes, formant une extension occidentale des dunes d’Al-Shaybah. En revanche, ses parties occidentales se caractérisent par des dunes longitudinales, connues sous le nom de Hamarir al-Kadan.

Ressources de la zone d’al-Kadan

Au centre de la zone d’Al-Kadan se répartit un grand nombre de ressources en eau et de puits artésiens (Qalamat), creusés par Saudi Aramco, parmi lesquels figurent Qalamat al-Tawil al-Shamali, al-Janoubi et al-Kasah. Parmi ses ressources hydriques figurent également Khiran Ibn Aoun, Umm Ghufayl, Aba al-Rawayil et Aba al-Qardan.

Zone d’al-Qamair

Le terme « al-Qa’ameer » est utilisé localement pour désigner la région d’Al-Qamair. Elle est également connue sous le nom d’al-Jaba’ir. Cette appellation s’applique à deux zones, l’une à l’est et l’autre à l’ouest, séparées par la région de Dukakah, la partie occidentale étant la plus connue. Il s’agit d’une zone où se rencontrent et s’entrecroisent de vastes dunes de sable, avec des crêtes et des dépressions s’étendant depuis le sud-ouest du désert d’Al-Rub al-Khali, à proximité des gouvernorats de Sharurah et d’al-Wuday’ah. La région se situe dans la partie centre-sud d’Al-Rub al-Khali et s’étend jusqu’aux marges nord-est d’al-Isharat, al-Marakhah, Marita, ar-Rawiy, Serdab et Awbar, ainsi que des dépressions de Sharifa, al-Manhar, al-Humaidah et al-Badi’.

Ressources de la région d’al-Qamair

La région d’al-Qamair abrite une grande variété d’infrastructures aquatiques anciennes et de puits artisanaux tels que Maarmorah, Shanah, Warsah, Farijah, Khudhayfiyah, Ibn Suwailim, Tariwah, Abu Masjid, Wazm, Awbaar, Shareefah, Khiran al-Adhani, Mudaymitah, Aba al-Afan, Aba al-Oshush, al-Manahil, al-Atr et les puits artisanaux Burak et al-Madhhan. Une route pavée traverse la région, reliant les villes d’al-Kharkhir et de Sharurah. Par ailleurs, dans l’une de ses ondulations, se trouve la grotte de Juhaman, une légère élévation de roche calcaire. Les habitants se réfugiaient dans cette grotte pour chasser les gazelles attirées par l’eau présente autour du site. Près des puits Maamorah dans le secteur d’Awbar, se trouvent également des objets anciens et des pièces de poterie.

Sabkhat al-Humr

Il s’agit de l’une des quatre sebkhas du Quart Vide en Arabie saoudite, localement connue sous le nom de Batn al-Tarfa, et de la plus grande sebkha de la région. Les habitants l’appellent également Batn al-Tarfa, en référence aux montagnes Tarfa, situées à son extrémité est. C’est l’une des zones les plus basses du Royaume avec une surface s’élevant à environ 24 m au-dessous du niveau de la mer. Elle se situe au sud de la frontière d’al-Bathaa, la frontière avec les Émirats arabes unis, et à l’ouest de la Sabkha Mati. Le cours du Wadi al-Sahba se terminait autrefois dans cette région, avant d’être bloqué par les sables d’al-Dhahna et d’al-Jafurah.

Site de Sabkhat al-Humr

Sabkhat al-Humr est située dans la zone de Jaw al-Manayif, au sein de la région d’al-Jiban, entre Batihin et le poste-frontière saoudo-émirien d’Al-Batha, et à l’ouest de la sabkha de Mutayy. Elle est bordée au nord-ouest par les monts d’al-Manayif, au sud par les monts d’al-Muhna et à l’est par les monts de Tarfa. La sabkha s’étend longitudinalement du nord-est au sud-ouest, sur une longueur d’environ 20 km et une largeur d’environ 7 km. La route de Shaybah passe à l’ouest, tandis que plusieurs ressources hydriques anciennes se trouvent à ses abords orientaux.

Ressources de Sabkhat al-Humr

Sabkhat al-Humr abrite quelques sources qui jaillissent à la surface. Au centre se trouve une dune circulaire. Le site est délimité par la route Shaybah à l’ouest. Parmi ses sources les plus connues, on retrouve la source d’al-Tarfa, le puits d’al-Sajm et les sources d’eau d’Ubay al-Daw et de Ghadeer al-Zhillal. Au sud, des mares et des marécages se sont formés en raison de la présence de sources émergeant des rochers de la région. Des herbes et des arbustes poussent également le long de ces cours d’eau.

Dunes d’Al-Shaybah

Les dunes d’Al-Shaybah constituent un ensemble de dunes élevées et accidentées situées au nord-est du désert d’Al-Rub al-Khali en Arabie saoudite. Elles sont délimitées au nord par le tracé de la frontière internationale entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ainsi que par Ramlat al-Rabadat, Ramlet Zurarat, al-Bateen et al-Jawaa (al-Yawaa), situés aux Émirats arabes unis ; au sud par Ramlat al-Ghafa et al-Uruq al-Mutaridah ; à l’est par Ramlet al-Ghafa, Sabkhat Umm al-Sameem et al-Jeddah ; et à l’ouest par la zone d’Al-Kadan. Les dunes d’Al-Shaybah sont constituées de crêtes sableuses complexes en forme de croissant, entrelacées et superposées dans la plupart de leurs parties. Elles comprennent de petites dunes qui se sont formées à leur surface, ainsi que des dépressions inter-dunaires au relief accidenté et irrégulier. Elles se distinguent par leur élévation par rapport au terrain environnant, notamment dans leurs parties occidentales, où certaines crêtes peuvent atteindre jusqu’à deux cents mètres au-dessus des zones adjacentes. Leur franchissement est difficile et nécessite généralement des itinéraires spécifiques. En revanche, vers leurs marges orientales, les dunes s’étendent et deviennent plus dispersées, se transformant en formations longitudinales complexes dont les crêtes présentent des dunes en étoile. Les dunes d’Al-Shaybah s’étendent globalement d’ouest en est et comptent parmi les régions les plus difficiles et les plus accidentées d’Al-Rub al-Khali. Leurs dunes en croissant présentent des versants abrupts orientés vers le sud et comprennent de larges dépressions basses entre elles, dont la plupart sont recouvertes de sebkhas humides. L’altitude de ces dépressions varie entre cinquante et cent mètres au-dessus du niveau de la mer.

Paysages sableux des dunes d’Al-Rub al-Khali

Parmi les paysages sableux des dunes d’Al-Shaybah figurent al-Alqa’a, Mubkhut, al-Sindi, Ibn Yamana, al-Manahil, al-Mankhaz, al-Zubaa, al-Qata’, Ibn Anooda, Neela, Ramlah Ibn Saeedan, les dunes d’Abu Maryakha, les dunes d’al-Saart, les dunes d’Umm al-Zumool, la dépression de Marazam et Sabkhat al-Azzaf. La végétation dominante dans les dunes d’Al-Shaybah comprend notamment Cornulaca (al-Hadh), Calligonum comosum (al-Abal), al-Andab et al-Zahr. Par ailleurs, Haloxylon ammodendron (al-Ghada) pousse sur leurs marges orientales.

Repères botaniques du désert d’Al-Rub al-Khali

Cornulaca monacantha

Il est couramment abrégé sous le nom de « Hadh », dont le pluriel est « Ahwadh ». Il s’agit d’une plante appartenant à la famille des Capparaceae et au genre Rotala. Elle est largement répandue dans le désert du Quart Vide en Arabie saoudite et constitue la deuxième plante la plus commune après al-Abal. Elle est particulièrement concentrée dans certaines zones des régions orientale et centrale.

Le Hadh est un arbuste ligneux ramifié, doté de feuilles courtes de couleur bleu-vert, qui deviennent blanches ou jaunes après la mort de la plante. Ses bords sont rugueux, et chaque fleur se prolonge par un pétale unique. Il produit un fruit de couleur orange ou brune, qui apparaît généralement en été.

Le Hadh s’étend dans le désert du Quart Vide sous forme d’une bande allant d’est en ouest. De nombreuses zones portent des appellations dérivées de son nom, notamment Hadh Jamshan, Hadh al-Fidaa, Hadh Shikwa, Hadh al-Bouh, Hadh Fares, Hadh Bani Zainan, Hadh al-Shuweikla et Hadh al-Utrat.

Calligonum

Calligonum, connu localement sous le nom d’al-Abal, est un arbuste dépourvu de feuilles appartenant à la famille des Polygonaceae. Il prospère dans les environnements désertiques et est considéré comme une plante ou un arbuste de taille moyenne. Ses branches, toujours vertes, sont rigides et retombantes. Ses tiges se développent avec l’accumulation du sable autour d’elles. Il produit des fleurs saisonnières au printemps, de couleur blanche tendant vers le jaune, certaines pouvant être rouges. Ses fruits sont sphériques et munis de fines épines souples.

Le Calligonum est largement répandu dans les déserts d’Arabie saoudite et constitue la plante la plus abondante dans le Quart Vide. Il est présent dans la plupart de ses régions, avec une forte concentration dans certaines zones orientales, méridionales, sud-occidentales et sud-orientales, ainsi que dans certaines parties centrales. Il est notamment fréquent dans des zones telles qu’al-Habak, al-Uruq al-Mutaridah, al-Qa’d, al-Sawahib, les dunes d’al-Awarik et al-Abal, dont l’un des sites les plus connus est Abal Ghamghima.

La plante Calligonum se développe sur les dunes, contribuant à leur stabilisation. Ses longues racines pivotantes lui permettent d’atteindre l’eau en profondeur. Elle prospère également sur les terrains plats et dans les vallées. Elle est souvent plantée autour des exploitations agricoles comme brise-vent. Cet arbuste se développe rapidement sur les dunes ainsi que sur les sols graveleux et rocheux. Il nécessite peu d’eau et résiste aux conditions climatiques chaudes et arides.

Les arbustes de Calligonum sont également plantés le long des routes pour fixer le sable. Polyvalents, ils se rencontrent dans les centres urbains, aux entrées des villes, dans les cours, le long des routes et dans les jardins. Cet arbuste remplit plusieurs fonctions : il constitue une barrière contre la désertification et joue un rôle essentiel dans le pâturage des chameaux. Ses branches peuvent être utilisées comme bois de chauffage, et ses fleurs, parfumées, sont également comestibles. Il se reproduit à la fois par graines et par bouturage.

Sources


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