Transplantation d’organes en Arabie saoudite


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14/06/2023

La transplantation d’organes en Arabie saoudite désigne les interventions chirurgicales réalisées dans les hôpitaux spécialisés du Royaume d’Arabie saoudite au profit de patients nécessitant une greffe d’organe. Le Royaume a commencé à pratiquer ce type d’intervention en 1991, avec la première greffe pulmonaire réalisée à l’hôpital du Roi Fahd, dans le gouvernorat de Djeddah. Quatre autres interventions ont ensuite été effectuées jusqu’en 1994.

En 1996, l’Hôpital spécialisé et Centre de recherche du Roi Fayçal, à Riyad, a commencé à pratiquer des greffes d’organes. En 1998, il a réalisé la première double greffe pulmonaire sur un patient souffrant d’une insuffisance respiratoire terminale. Depuis 2001, l’Hôpital spécialisé et Centre de recherche du Roi Fayçal à Djeddah pratique également des greffes pulmonaires. En Arabie saoudite, le don d’organes est ouvert aussi bien aux citoyens qu’aux résidents.

Réglementation du Centre saoudien de transplantation d’organes

En 2012, l’Arabie saoudite a approuvé la réglementation du Centre saoudien de transplantation d’organes. Celle-ci définit les missions et les compétences du Centre, notamment l’enregistrement et le suivi des patients atteints de défaillance d’un organe, des personnes greffées et des donneurs d’organes. Elle fixe également les procédures nécessaires à ces activités et prévoit l’élaboration de normes, de spécifications, de conditions et de règles encadrant les transplantations d’organes en Arabie saoudite. Le Centre mène en outre des recherches scientifiques consacrées à la transplantation et à la défaillance des organes.

Loi sur le don d’organes humains en Arabie saoudite

En 2021, l’Arabie saoudite a promulgué la Loi sur le don d’organes humains. Celle-ci encadre le don d’organes humains ou la déclaration de volonté de faire un don, le prélèvement et le transfert d’organes, la révocation du consentement au don, ainsi que la réalisation des opérations de transplantation.Elle définit également les obligations des établissements de santé, les situations dans lesquelles le don d’organes est interdit, les examens des organes humains, ainsi que les mesures destinées à préserver la dignité du donneur et à le protéger contre toute atteinte ou mutilation. Elle encadre aussi la constatation du décès aux fins du don d’organes, les compensations matérielles ou en nature, les interdictions imposées aux établissements de santé, le suivi médical des donneurs, ainsi que les règles et conditions relatives à l’octroi d’avantages aux donneurs ou aux héritiers des personnes décédées. Elle précise enfin les infractions, les sanctions et les modalités de détection des violations.

Autorisation de la transplantation d’organes en Arabie saoudite

La réglementation de la transplantation d’organes en Arabie saoudite a été précédée par une fatwa relative au transfert d’organes. En 1982, le Conseil des grands oulémas a rendu une décision autorisant le prélèvement d’un organe ou d’une partie d’organe sur une personne décédée au profit d’un musulman qui en a besoin, à condition que le prélèvement ne cause aucun préjudice et que les chances de réussite de la transplantation soient élevées. La décision autorise également une personne vivante à faire don d’un organe ou d’une partie d’organe à un musulman qui en a besoin.

Sources


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