Sécurité du Hadj sous le premier État saoudien


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10/08/2026

La sécurité du Hadj dans le premier État saoudien désigne l’ensemble des mesures mises en place par le premier État saoudien pour assurer la sécurité des Deux Saintes Mosquées, à La Mecque et à Médine, ainsi que des routes qui y conduisent, afin de permettre l’accomplissement du Hadj, de la Omra et de la visite de la Mosquée du Prophète. Ces mesures furent appliquées durant la période où l’État exerçait son autorité sur le Hedjaz. Celui-ci veillait également à fournir aux pèlerins divers autres services.

Les dangers des routes du Hadj avant le premier État saoudien

Avant l’établissement du premier État saoudien, les caravanes de pèlerins étaient confrontées à de nombreux dangers sur les routes menant aux Lieux saints. Elles pouvaient notamment subir des raids, ainsi que des actes de pillage, de vol et des agressions contre les pèlerins, qui pouvaient parfois entraîner leur mort. À ces risques s’ajoutaient les troubles provoqués par les différends politiques qui éclataient parfois entre les gouverneurs de La Mecque et de Médine. Les pèlerins devaient également faire face à des difficultés naturelles, telles que la chaleur ou le froid extrêmes, le manque d’eau et l’état précaire des routes. Des litiges avec les propriétaires des chameaux loués pour le transport des caravanes pouvaient aussi dégénérer en vols ou en homicides. À la suite des attaques visant les caravanes empruntant les routes du Hedjaz, le nombre de pèlerins connut un recul au cours des années suivantes.

Mesures de sécurité du Hadj sous le premier État saoudien

Le premier État saoudien exerça son autorité sur le Hedjaz pendant quelques années, à partir de 1805. Durant cette période, l’imam Saoud ben Abdelaziz parvint à instaurer la sécurité à La Mecque, à Médine et sur les routes placées sous son contrôle grâce à plusieurs mesures.Il renforça notamment son autorité sur le Hedjaz, accomplissait personnellement le Hadj chaque année à la tête d’une force militaire et déploya des garnisons saoudiennes tout au long des itinéraires du Hadj, en particulier sur l’axe reliant La Mecque à Médine. Ces dispositions contribuèrent à éliminer les bandes de brigands et à assurer la sécurité des routes durant la saison du Hadj. L’État établit également des relations avec les tribus installées le long de ces itinéraires afin de garantir la protection des caravanes de pèlerins et de les prémunir contre les dangers, les prélèvements illégaux et les actes d’extorsion. Les forteresses, châteaux et palais situés sur les routes du Hadj, notamment à Djeddah, à La Mecque et à Médine, furent restaurés. Des marchandises furent acheminées vers ces villes, ce qui contribua à la baisse des prix, tandis que l’approvisionnement en eau potable fut assuré au profit des habitants de La Mecque et de Médine ainsi que des pèlerins. La sécurité ne concernait pas uniquement les pèlerins empruntant les routes terrestres, mais aussi ceux arrivant par voie maritime, grâce à la sécurisation des ports. L’ensemble de ces mesures contribua à l’augmentation du nombre de caravanes de pèlerins.

Sources


Abdulnabi, Khalid Makram Fawzi. La sécurité du Hadj dans le premier État saoudien (1803-1813). 2016.
Al-Khateeb, Yasser Ahmed Abdulrazzaq. Les caravanes du Hadj, les routes et les services durant l’époque du premier État saoudien. 2017.
Fondation du roi Abdelaziz pour la recherche et les archives (Darah). Atlas historique du Royaume d’Arabie saoudite. 2000.

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