L’équitation sous le règne du roi Abdelaziz ben Abderrahmane


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30/08/2026

Les chevaux arabes de pure race et les traditions équestres font partie du patrimoine historique et culturel du Royaume d’Arabie saoudite. Après l’unification de l’Arabie saoudite, ils ont acquis une dimension nationale, devenant un symbole de courage et de fierté identitaire. Les chevaux faisaient également partie des moyens militaires sur lesquels s’appuyait le Roi Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud lors des batailles de l’unification du pays. Parmi ses chevaux les plus connus à cette époque figuraient « Munifah », « Al-Suwaitiyyah » et « Ubayyah ». Le Roi fondateur accordait une attention particulière aux traditions équestres et aux chevaux arabes de pure race, qui continuent aujourd’hui d’occuper une place importante en Arabie saoudite.

L’attention accordée par le Roi Abdelaziz aux chevaux de pure race

Le Roi Abdelaziz accordait une grande importance aux chevaux et veillait particulièrement à leur entretien. Dans son ouvrage Usul Al-Khayl Al-Arabiyyah (Les origines des chevaux arabes), Hamad Al-Jasser rapporte : « Sous le règne du Roi Abdelaziz, une attention particulière fut accordée aux chevaux et à leur entretien. Youssef Yassine indique qu’après avoir constaté le grand nombre de chevaux de pure race morts lors des guerres et craignant la disparition de leurs lignées, le Roi Abdelaziz rassembla les chevaux de pure race, attribua à chacun un lieu spécifique et des personnes chargées de s’en occuper, et donna des instructions strictes pour assurer leur préservation et leur entretien. »

Le Roi Abdelaziz créa un diwan entièrement consacré aux soins des chevaux. Ses chevaux comptaient parmi les meilleurs chevaux arabes et ses écuries étaient considérées comme faisant partie des plus grandes de la péninsule Arabique.

Le Roi Abdelaziz tenait également à organiser des courses hippiques à Riyad, à Taïf et dans d’autres lieux, auxquelles participaient certains princes. Il organisait notamment une course après la prière du vendredi au siège du gouvernement à Riyad, ainsi qu’une autre à Taïf, à laquelle assistait le Prince Fayçal ben Abdelaziz. L’attention qu’il accordait aux chevaux de pure race et à la préservation de leurs lignées se traduisait également par la mise en place d’un environnement adapté, destiné à éviter leur croisement avec d’autres races. Il choisit Al-Kharj pour y établir ses écuries et imposa que seuls des chevaux de pure race y soient élevés afin de préserver la pureté de leurs lignées. Il réserva également des pâturages protégés près de Riyad, à Qunayfidah et Samudah. Leur emplacement sur la route du Hedjaz lui permettait de les superviser plus facilement en personne. Il veillait en outre à choisir des entraîneurs compétents pour assurer le dressage des chevaux.

Le Roi Abdelaziz possédait une connaissance approfondie des chevaux arabes et de leurs lignées, et acquérait des chevaux de pure race auprès de différentes tribus. Plusieurs de ses chevaux devinrent célèbres durant les batailles de l’unification, notamment « Munifah », « Al-Suwaitiyyah » et « Ubayyah ». Ses chevaux appartenaient à cinq lignées : Al-Kuhaylah, Al-Hamdaniyyah, Al-Suqalawiyyah, Al-Ubayyah et Al-Suwaitiyyah. Il offrait également certains de ses chevaux à des personnalités et à des États, considérant ces présents comme une forme de communication diplomatique, un symbole de générosité et un moyen de renforcer les relations bilatérales avec d’autres pays. Il offrit notamment la jument « Turfa » au Roi George VI à l’occasion de son couronnement comme Roi de Grande-Bretagne, ainsi que la jument « Dahmah » au Cheikh Hamad ben Issa ben Ali Al Khalifa en 1936. Ces initiatives contribuèrent à faire connaître la renommée et la pureté des chevaux du Najd et à renforcer la position de l’Arabie saoudite en tant que centre d’élevage et d’entraînement des chevaux de pure race.

Club équestre de Riyad

Le Club équestre de Riyad fut créé sous le règne du Roi Abdelaziz. À cette époque, des courses hippiques étaient organisées dans la partie nord-est de la ville de Riyad. L’hippodrome s’étendait depuis l’extrémité de la route Salah Al-Din Al-Ayyubi jusqu’à la ligne d’arrivée, située devant une haute colline où le Roi Abdelaziz s’installait pour assister aux courses. Cet emplacement correspond aujourd’hui au bâtiment du club sportif affilié au Club équestre, dans le quartier d’Al-Malaz. Ces courses réunissaient les fils du Roi, qui montaient des chevaux arabes de pure race appartenant au Roi Abdelaziz et à certains de ses fils, lesquels commençaient alors à s’intéresser à la possession de chevaux et à la participation aux courses.

Sources



Le sport équestre authentiquement arabe dans le Royaume. Amal Matar Al-Osaimi. 2024.
Les chevaux du Roi Abdelaziz à Al-Kharj. Revue de la Société historique saoudienne. Université Roi Saoud. 2024.

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